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Du soleil à la Source

Un territoire en trois temps

du  au 
© Pierre Malphettes

Pierre Malphettes, Un Arbre en bois sous un soleil électrique, 2005-2007 

© Pierre Malphettes

Des œuvres de la Collection IAC, Villeurbanne/Rhône-Alpes
Isa Barbier, Maxime Descombin, Ann Veronica Janssens, John Knight, Olivier Leroi (commande publique du Conseil départemental de l’Ardèche), Maria Loboda, Pierre Malphettes, Danièle Orcier, Jean-Luc Parant, Evariste Richer, Sara Rossi, Javier Vallhonrat
En relation étroite avec les éléments du site du Mont Gerbier-de-Jonc, l’exposition Du Soleil à la Source se déploie en trois « constellations » et débute sur la partie centrale de la Grange de la Ferme de Bourlatier avec le film Chasseurs d’éclipses solaires en Mongolie d’Ann Veronica Janssens. Au sein des phénomènes lumineux et astronomiques, l’artiste ouvre une dimension humaine avec le dialogue noué entre chasseurs d’éclipses et mongols.

Le parcours se poursuit avec Un arbre en bois sous un soleil électrique de Pierre Malphettes, mise en scène d’un arbre et d’un soleil factices. Conçue à l’échelle humaine, cette installation donne l’effet d’un possible paysage japonais recomposé, entre-temps occidentalisé.

Au centre de la grange, un chinowa, cercle végétal pour le rite ancestral de purification dans la religion Shintô. To Separate the Sacred From the Profane de Maria Loboda s’enjambe d’une traite et/ou en dessinant dans l’espace le signe de l’infini.

La fin de la première « constellation » nous immerge dans le film 1020 km d’Olivier Leroi, une découverte graduelle de la Loire depuis le ciel.

Une deuxième « constellation », se dessine avec des œuvres disposées de part et d’autre de la Grange : les fragments de boules de La liberté du désordre de Jean-Luc Parant qui débordent en étoile échouée, comme des météorites. Les chevelures de Bérénice d’Isa Barbier, deux astres en suspension rappellent l’histoire de la reine Bérénice d’Egypte qui confia sa chevelure à Aphrodite pour sauver son mari de la guerre. Placées dans le firmament, les sculptures de duvet réapparaissent en fusion avec des éléments d’architecture. Tout près, une photographie noir&blanc de Javier Vallhonrat qui réinscrit la figure humaine au sein de la végétation et un dessin, L’Éloge de l’ombre de Danièle Orcier dont les lignes verticales et horizontales explorées dans la nature deviennent les traces visibles de l’atmosphère.

La photographie de Sara Rossi, Nessuno conosce se stesso [Nul ne se connait] est un hommage à la nature, à l’élément eau en particulier. C’est une réinterprétation contemporaine de l’œuvre Elck [Chacun] de Pierre Brueghel l’Ancien avec un pseudo pêcheur qui a trouvé le seul moyen de se connaître : se regarder soi-même dans les vapeurs d’une cascade.

Ce deuxième parcours se termine par une sculpture d’Evariste Richer – artiste/commissaire invité par l’IAC pour l’exposition Le trait de Jupiter à la Ferme de Bourlatier en 2017 – composée de deux mains messagères de la puissance de la terre et de la vie qui en jaillit…

Solaire, aquatique, initiatique, ce premier flux d’œuvres se découvre à un rythme lent.

Il part du soleil, de sa lumière et de sa chaleur, jusqu’à la source, lieu de la naissance de l’eau et du fondement de la vie.

Ce cheminement intérieur est jalonné de sculptures/miroirs gravés de John Knight, tels des astres en regard de la charpente majestueuse de la Ferme de Bourlatier.

Une troisième et dernière « constellation » dans l’exposition Du soleil à la Source, se forme avec la sculpture de Maxime Descombin Flore Faune Minéral installée à l’extérieur de la Ferme de Bourlatier.
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i-ac.eu/fr/expositions/27_en-auvergne-rhone-alpes/2019/516_DU-SOLEIL-A-LA-SOURCE
imprimé le 19 septembre 2019 [17:24] depuis l'adresse IP : 35.172.100.232
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