Daniel Buren

Mises en demeures : Cabanes Eclatées 1999-2000 : travaux situés

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Au cours des quatre décennies de la carrière de Buren, celle-ci s'est transformée de plusieurs manières significatives. Depuis les peintures et les affiches à rayures verticales des années 1960 jusqu'aux Cabanes éclatées extraordinairement colorées des années 1980-1990, en passant par les ballets urbains des années 1970, Buren a toujours produit une œuvre engagée dans une critique institutionnelle acérée. Et c'est précisément dans cette esthétique de la résistance, dont il n'a jamais dévié, qu'un fil cognitif faisant apparaître des communautés de sens, des correspondances et des répétitions devient apparent dans sa production artistique.
L'exposition de l'Institut d'art contemporain  montre l'évolution des Cabanes, entre celle exposée pour la première fois à Marseille en 1982, Cabane éclatée n°2, et celles présentées à l'Institut, plus récentes. La première Cabane était assez simple, il s'agissait d'une construction en contreplaqué sur laquelle avait été tendue une toile à rayures verticales blanches et bleues. Au contraire, les variations plus récentes donnent l'apparence d'un kaléidoscope de miroirs, avec des murs en plexiglas coloré, des espaces éclairés, nombre de trompe-l'œil et, dans certains cas, un cadre en métal galvanisé (La Cabane éclatée galvanisée, par exemple). Il existe aujourd'hui un nombre important de Cabanes éclatées, toujours différentes les unes des autres et très inventives. Cependant, la structure de base est toujours restée la même, une forme architecturale ouverte qui incite le spectateur à pénétrer dans son domaine.
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imprimé le 20 novembre 2019 [11:25] depuis l'adresse IP : 34.204.173.36
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