John Thomson

Né en 1837 à Édimbourg (Écosse) – décédé en 1921 à Londres (Angleterre)

John Thomson est un photographe écossais reconnu comme étant un des pionniers du photojournalisme de la fin du XIXe siècle. Il est resté notamment célèbre pour ses clichés de l’Asie, et tout particulièrement de la Chine, de cette période, et ceux de la société anglaise sous l’ère victorienne. Membre de la Royal Scottish Society of Arts en 1861, il quitte l’Angleterre l’année suivante pour Singapour afin de rejoindre son frère William qui y est établi comme horloger et photographe. Après avoir exploré villes et villages ruraux, il commence à photographier les gens dans leurs activités quotidiennes. Il débute alors un voyage en Asie qui l’emmène de la Malaisie à Sumatra, en passant par l’Inde ou encore le temple d’Angkor dont les clichés le rendent célèbre. En 1868, il décide de s’installer à Hong Kong où il fonde son entreprise de photographie commerciale. Durant cette période, et malgré l'accès difficile au pays pour les étrangers, il continue néanmoins son exploration du territoire chinois, s’aventurant dans les régions du Guangdong, de Pékin et jusqu’au nord-est du fleuve Bleu, parcourant ainsi près de huit mille kilomètres. Il est important de noter la difficulté d’un tel périple en ce temps-là tout autant que de souligner la complexité d’un matériel photographique alors très encombrant et peu aisé à manipuler. Loin d’être découragé par ces considérations techniques, John Thomson est parvenu à saisir, grâce à ses nombreux voyages à l’intérieur de l’Empire du Milieu, une grande variété de sujets s’intéressant autant à l’ethnographie qu’à l’Antiquité, aux mendiants qu’aux princes, aux monastères reculés qu’aux somptueux palaces royaux.

Outre ses témoignages de la vie dans les provinces d’Asie, John Thomson est aussi un des premiers photographes occidentaux à avoir représenté Pékin et ses environs, focalisant, entre autres, son attention sur des sites historiques tels que la Grande Muraille de Chine ou les tombeaux des empereurs de la Dynastie Ming. Ses clichés sont plébiscités sur le marché local et international, grand amateur de photographies représentant des territoires « exotiques ». Diffusées dans des périodiques de l’époque (comme le China Magazine), ses images sont aussi publiées dans son livre Through China with a Camera en 1898, ouvrage participant pleinement de son entreprise de sensibilisation du public occidental aux peuples et à la culture de l’Extrême-Orient.
Ce n’est qu’en 1872 qu’il retourne en Angleterre où il photographie avec une rare qualité d’observation la rue londonienne, son petit peuple et ses métiers. Avec l’aide d’une vieille connaissance de la Royal Scottish Society of Arts, Adolphe Smith, il édite un mensuel de 1876 à 1877, Street Life in London, dont le projet est d'établir un documentaire social sur la vie dans les rues de Londres. Sa réputation étant désormais établie, John Thomson ouvre un studio sur Buckingham Palace Road en 1879 et devient le photographe de la famille royale britannique ainsi que celui de la haute société anglaise jusqu'à la fin de ses jours.

La collection

John Thomson

Street Advertising

1876-1877

La collection

John Thomson

The Wall Worker

1876-1877

Éditions

Cròniques Fotogràfiques : Col.leccions del Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole i de l'Institut d'art contemporain, Villeurbanne & Rhône-Alpes

2009

Fundació Vallpalou
Éditions

Tiefenschärfe

2006

Wienand Verlag, Cologne
La collection

John Thomson

→ consulter les œuvres
de la collection en ligne
IAC → John Thomson ← Artistes
i-ac.eu/fr/artistes/522_john-thomson
imprimé le 22 octobre 2019 [19:29] depuis l'adresse IP : 100.24.122.228
© Institut d’art contemporain 2019