Valerio Adami

NÉ EN 1935 À BOLOGNE (ITALIE)
VIT ET TRAVAILLE ENTRE PARIS, MONACO, L’ITALIE ET L’INDE


Valerio Adami est un peintre célèbre pour ses toiles sans ombres, faites de formes en aplats de couleurs pures et cernées d’une épaisse ligne noire. L’ensemble de son œuvre révèle une vision pessimiste de l’être humain, enfermé dans ses désirs comme dans son environnement. Après avoir étudié la peinture à l’Académie de Brera, à Milan, dans l’atelier d’Achille Funi (1951-1954), Valerio Adami participe à La Figuration narrative dans l’art contemporain en 1965 à Paris, la deuxième grande exposition collective consacrée à ce mouvement. La volonté de peindre l’homme dans sa perdition s’illustre par la représentation de nombreux sujets. Dans les années soixante, Valerio Adami explore autant le milieu urbain et ses espaces clos (les halls d’entrée, les vitrines ou encore les salles de bains comme Hotel Chelsea Bathroom (1968) que les scènes de sexe, crues et absurdes, comme dans Privacy / Stanze suburbane / Gli omosessuali (1966) ou Bedroom scene (1969). Dans la décennie suivante, Valerio Adami réalise une série de portraits de grandes personnalités politiques ou intellectuelles – par exemple, Sigmund Freud in viaggio verso (1973). Il commence également à écrire sur ses toiles, quelques mots, plus rarement des phrases entières. Dès le milieu des années 70, Valerio Adami renouvelle ses thématiques en puisant également ses sujets dans la mythologie grecque ou dans l’histoire classique - Apollon (1978), Œdipe et le Sphinx (1980), Pandora’s Box (1982), etc. Le paysage jusque-là exclu fait irruption, par exemple, avec la représentation de grandes étendues désertiques (Accouplement / Troubles, 1980) ou de montagnes (Early Morning, 1984). Le regard que Valerio Adami porte sur la condition humaine, représentée par des visages célèbres ou des anonymes, trouve une parfaite illustration dans Home Sweet Home (2002). Le personnage est partagé entre son aspiration au beau et à l’ailleurs (le Taj Mahal est visible par la fenêtre) et son enfermement dans un confort factice : même s’il semble habiter un douillet appartement, la seringue dans sa cuisse laisse deviner une dépendance aliénante.

La collection

Valerio Adami

l'Urna

1982

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imprimé le 09 décembre 2019 [11:37] depuis l'adresse IP : 3.94.129.211
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