Jean-François Gavoty

Né en 1957 à Salon-de-Provence (France)
vit et travaille à Strasbourg (France)

Après des études à l’École d’architecture de Grenoble (DPLG en 1980), Jean-François Gavoty mène une activité de restaurateur et mouleur de sculptures et de peintures murales, qui le conduit à participer à de nombreux chantiers de restauration (dont la Villa Médicis à Rome, le Musée de la Galerie des Offices à Florence et le Musée archéologique de Naples). Il commence à exposer en 1982 et oriente sa production dans deux directions, les sculptures d’atelier et les œuvres dans l’espace public.
Il s’est occupé d’églises, notamment dans la Vallée de l’Ubaye (Alpes du Sud), et a été amené également à restaurer d’anciens cadrans solaires. Dès lors, le cadran solaire est devenu pour lui un support et motif d’œuvre en lien avec des commandes publiques et privées.
Jean-François Gavoty travaille également à des projets de jardins comme Le Jardin de Lyon pour Montréal (2000) et le parc du Clos Carret à Lyon (2001), en collaboration avec l’agence de paysagistes Ilex. Pratiquant les métiers de restaurateur, de cadranier et de taxidermiste, Jean-François Gavoty en a fait le terreau de ses fictions plastiques. Il développe une pratique artistique qui travaille sur les limites des genres et se nourrit autant des techniques artisanales, des connaissances scientifiques que des questions philosophiques.
À partir de 1994, Jean-François Gavoty enseigne en écoles d’art (Lyon, Saint-Étienne) ; depuis 1999, il est enseignant à Strasbourg à la HEAR (Haute École des Arts du Rhin).

Ce sont ses intérêts pour un univers particulier, celui du monde animal, et pour une question philosophique, celle du temps, qui président au travail artistique de Jean-François Gavoty. Ses sculptures ont donc la plupart du temps pour sujet des animaux (insectes, chiens, crocodiles, chevaux…) qu’il reproduit à grande échelle, soit minutieusement (Phasmes en pâte à modeler et feuilles d’or), soit partiellement (Sourire, une tête d'alligator naturalisé), soit encore de manière stylisée (chiens produits en série) ou humoristique (l’Escargothique ou les trois Puces, qui, selon l'artiste, « déguisées en mémoire vive, en souris et en animal de réseau », « évoquent les petits êtres informatiques qui nous offrent aujourd’hui une mesure linéaire du temps et une mémoire électronique qui se substitue au temps solaire »).
L’utilisation de parties du corps d’animaux empaillés va de pair avec l’association d’éléments hétérogènes, ce qui produit des figures animales hybrides (ex. : Louis l’Agrandi, 1991, corps d’alligator greffé de pattes et antennes de criquet), traversées par la notion de métamorphose.

La collection

Jean-François Gavoty

Sirène et sourire

1994 - 1996

La collection

Jean-François Gavoty

Iconyx

1986

Éditions

Figures

1989

Galerie municipale d'art contemporain de Saint-Priest
La collection

Jean-François Gavoty

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imprimé le 14 novembre 2018 [12:36] depuis l'adresse IP : 54.221.9.6
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