Françoise Vergier

Née en 1952 à Grignan (France)
Vit et travaille à Paris et à Grignan

Drômoise née en 1952, Françoise Vergier partage sa vie entre Paris et le sud de la France, dans un contexte rural. Septième enfant de parents paysans, Françoise Vergier est devenue sculpteur parce qu’elle est « fille de la terre » et son travail est infusé d’une nature toute autobiographique. « J’habite un magnifique paysage de campagne qui me fait songer au monde et à moi-même. Je considère la terre comme un corps vivant, doté d’une puissance de création et de renouvellement incessant. Cette énergie, les anciens l’avaient nommée la Grande Déesse. Elle est de principe féminin, les humains la possèdent tous en eux-mêmes. Mon travail réactive cette réalité divinisée en des temps très anciens. Petit à petit, au fil du temps, elle fut écartée par des valeurs patriarcales que nous vivons. »
Très rapidement, son travail exploite les fragments du corps féminin (la main, la tête, l’œil, le nombril, le buste…), empruntant formellement un vocabulaire affilié au surréalisme. Elle utilise de nombreux matériaux pour exécuter ses sculptures-objets tels que la terre cuite, le verre, l’émail, le bronze, la céramique, la pâte de verre, mais surtout le bois de tilleul, symbole de liberté, peint à l’huile. Sa pratique se situe quasi-exclusivement dans un entre-deux, une formule de jeu entre Sculpture et Peinture, même si elle réalise également des dessins. Les œuvres que produit l’artiste sont regroupées en grands ensembles : les têtes, les bustes, les sculptures-objets, la « musique des sphères », certaines expositions sont centrées sur un sujet précis comme Marie-Madeleine, Diogène ou ses « Conversations avec une âme défunte » (2005-2007), ensemble d’œuvres se référant à la disparition d’un être proche de l’artiste et au travail de deuil. Elle réalise différents séjours au CIRVA (Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts) entre 1991 et 2003 et depuis 2008, elle est responsable de la programmation de l’Association culturelle « Les Enfants du Facteur ».

Elle expose régulièrement à la Galerie Claudine Papillon et a bénéficié d’une monographie aux Galeries Contemporaines du Centre Pompidou en 1995 ainsi qu’au Carré d’Art de Nîmes en 2004, dans la Collection moderne et contemporaine du Musée de Picardie, à Amiens en 2009.

La collection

Françoise Vergier

Chose centrale

1992

La collection

Françoise Vergier

Les Vacances de Monsieur Magritte

1990-1991

La collection

Françoise Vergier

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imprimé le 18 août 2018 [10:37] depuis l'adresse IP : 54.162.171.242
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