Hannah Collins

Née en 1956 à Londres (Royaume-Uni)
Vit et travaille à Londres (Royaume-Uni) et à Barcelone (Espagne)

Artiste multimédia (photographie, film, installation vidéo etc.), bien que peintre de formation, Hannah Collins est diplômée de la Slade School of Fine Arts de Londres (1974-1978). En parallèle à son activité artistique, elle enseigne à l’Université de Davis en Californie, et a été professeur invité au Royal College de Londres et au Fresnoy, à Tourcoing. Elle est nominée pour le prestigieux Turner Prize en 1993, expose à la 3e biennale d’Istanbul (1993), à la Biennale de Venise (2000), à la Fondació Joan Miró à Barcelone (1998), à la Leo Castelli Gallery à New York (2003), ou au Printemps de Septembre à Toulouse (2003). Ses œuvres ont été acquises par de nombreuses collections (Tate Modern, Centre Georges Pompidou, MACBA de Barcelone, Reina Sofia à Madrid, MUDAM Luxembourg ou Dallas Museum of Art).

Les œuvres d’Hannah Collins se présentent la plupart du temps comme de larges panoramiques d’espaces vides, de paysages naturels ou urbains. L’architecture occupe une place prépondérante dans son travail et cristallise l’un des sujets de prédilection de l’artiste : explorer les relations entre intérieur et extérieur, entre histoire personnelle et environnement socioculturel. Elle choisit pour cela des lieux délaissés qui peuvent révéler les frontières sociales ou une certaine vulnérabilité. C’est le cas, par exemple, pour son œuvre La Mina (2003), une installation vidéo présentant un complexe résidentiel de Barcelone, qui a été conçu pour accueillir les familles de gitans afin de les « sédentariser ». Hannah Collins s’est immergée dans leur quotidien pour faire l’expérience de cette vie marginale et nomade.
Même si les bâtiments et paysages prédominent dans l’iconographie de l’artiste, la présence humaine n’est jamais loin dans ses œuvres. Quand elle ne réalise pas de portrait, le corps peut alors se définir par sa trace (tables dressées, lits défaits), mais aussi par ses formes (ombres ou fragments de corps).
Elle capte ainsi le passage du temps, la mémoire des expériences collectives, les espaces éphémères, les strates de l’histoire qui s’impriment sur l’architecture et ses habitants en transit, l’errance permanente et la quête d’une identité qui se dilue, depuis ses premières photographies d’immenses formats qui renvoient, à échelle un, à l’idée d’un habitat précaire (Thin Protective Coverings, 1986) jusqu’aux travaux plus récents, qu’ils soient photographiques (Manu With Bird, 2007) ou filmiques (Parallel, 2007, Solitude and Company, 2008).
Les images d’Hannah Collins semblent toujours énigmatiques, chargées d’un sens caché en raison de la théâtralité et de la mélancolie qui se dégagent de ces lieux et objets du quotidien auxquels elle offre un caractère à la fois cinématographique et pictural.

La collection

Hannah Collins

Hand and Bird [Main et oiseau]

vers 1983-1984

La collection

Hannah Collins

Autoportrait, sans titre n°2

1984

La collection

Hannah Collins

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imprimé le 22 octobre 2019 [01:49] depuis l'adresse IP : 18.207.134.98
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