Irmgard Sigg (Irmgard KNORSH, dit)

Née en 1934 à Bielefeld (Allemagne)
Vit et travaille à Paris (France)

Bien que née en Allemagne en 1934, Irmgard Sigg est une artiste dont la carrière s’est entièrement accomplie en France, pays où elle arrive en 1955. Son travail de sculpteur a considérablement évolué au fil de sa pratique, passant des volumes architectoniques de ses débuts aux figures organiques, souvent mi-animales
mi-humaines, de la fin des années 80 et quittant fréquemment les salles d’expositions pour devenir des installations pérennes dans l’espace public. Ses œuvres ont notamment été exposées au Salon de la Jeune Sculpture de Paris en 1967, au Salon de Montrouge, au Centre Culturel de Villeparisis ainsi qu’à de nombreuses reprises dans sa galerie parisienne Darthea Speyer.
Peu après son arrivée à Paris, elle étudie le violon au Conservatoire de Paris (1956-58) puis intègre l’École des Beaux-Arts en 1962 au sein de l’atelier de René Collamarini. Irmgard Sigg expose dès 1967 au Salon de la Jeune Sculpture de Paris et réalise sa première exposition personnelle à la Galerie Charley Chevalier en 1973 où elle présente une série d’œuvres figuratives en résine. C’est dans ce même matériau qu’elle produit sa première réalisation dans l’espace public en 1977 pour l’École du Chemin Vert de Bobigny.
Se tournant désormais vers des structures architecturales aux lignes géométriques franches avec Lieu du pouvoir, l’artiste élabore une sculpture prenant la forme d’un enchevêtrement, selon ses propres mots, d’« escaliers impraticables convergeant vers une chaise vide ». S’ouvre ainsi une période où l’artiste produit de nombreuses œuvres et installations d’inspiration constructiviste aux proportions souvent monumentales.
Décomposition d'un haut lieu (1979), Passage (1981) ou encore Route des cratères (1984) témoignent de manières diverses d’un goût pour l’utilisation du vocabulaire architectural (escaliers, structures porteuses, etc.) tout en allant vers une forme d’épuration stylistique. Peu à peu les formes s’affinent et quittent l’univers parfois chaotique de la construction.
Hécate (1986) et Jason (1987), toutes deux composées de bronze et de fer forgé, manifestent une envie nouvelle de s’inspirer du vivant ou du moins de tendre vers des courbes organiques. Ces formes « insectoïdes » s’entendent comme une phase de transition avant l’arrivée des silhouettes animales et humaines qui composent la dernière partie de son œuvre sculptée. Inséparables (1997) illustre bien cette volonté de renouer avec une figuration simple, presque enfantine et met en scène une forme de cohabitation pacifique et joueuse entre les hommes et les animaux (notamment avec Notre monture est un tamanoir en 2002).

Irmgard Sigg abandonne définitivement la sculpture aux débuts des années 2000 et transpose cet univers dans des peintures colorées (Le lit I, 2003) prenant souvent pour cadre l’univers domestique. Son travail pictural le plus récent évoque quant à lui un univers minéral proche de l’abstraction (Grand effondrement, 2013), et de cette esthétique des ruines semble affleurer une manière discrète et délicate de convoquer une enfance en Allemagne marquée par les désastres de la Seconde Guerre mondiale.

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Irmgard Sigg (Irmgard KNORSH, dit)

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imprimé le 19 mars 2019 [03:04] depuis l'adresse IP : 54.87.18.165
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