Raphaëlle Paupert-Borne

Née en 1969 à Lyon (France)
Vit et travaille à Paris et Marseille

Raphaëlle Paupert-Borne est une artiste et réalisatrice française née en 1969 dont l’œuvre protéiforme (dessins, peintures, films, photographies ou performances) témoigne d’une attention singulière et poétique à son environnement et à son quotidien le plus immédiat.
Son travail a été notamment exposé à la Villa Médicis, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, à la Maison d’Art Contemporain Chaillioux à Fresnes ou encore au 19, CRAC de Montbéliard. Diplômée du DNSEP de l’École des Beaux-Arts de Nîmes au milieu des années 1990, elle a également été pensionnaire à la Villa Médicis en 2009.
Le début de sa carrière est également celui de la création dès 1991 de son personnage, Fafarelle, un clown qu’elle incarne et met en scène elle-même dans une trilogie de films (Fafarelle à l’Exposition, Fafarelle à la Campagne, Fafarelle à Saint Nazaire, réalisés entre 1996 et 1998) ainsi que dans des performances. Ce personnage, alter-ego bariolé et burlesque de l’artiste, lui permet de réaliser des fictions très libres mettant déjà en valeur ses préoccupations coloristes. Elle réalise également des films documentaires comme Apnée en 2003 et Marie-Thé en 2007. 

À partir de 2003, Raphaëlle Paupert-Borne commence à dessiner sur le vif, enregistrant des situations observées dans ses carnets. Elle n’établit pas de hiérarchies thématiques et dessine ce qu’elle voit, sur le motif, que ce soit dans la rue, chez elle, en voyage, en famille, dans les parcs. Elle croque et peint aussi bien des proches que des anonymes croisés ça et là dans des compositions mélangeant l’ordinaire et le somptueux (Salle de bain de 2008, une de ses photographies peintes de 2005-2008 par exemple), le modeste et le monument dans un va-et-vient constant entre récit autobiographique et captation du réel. Ses séjours à Rome, Paris et Constantine lui ont par exemple inspiré une série de peintures et dessins compilée dans un livre-recueil intitulé Rome, Paris, Constantine daté de 2011. De formats modestes et dépeignant des environnements et situations quotidiennes, ses peintures empruntent autant à la vivacité du carnet de croquis qu’à la narration cinématographique. Elle a réalisé Marguerite et le dragon (sorti au cinéma en 2010 et sélectionné au Festival du Réel) à la Villa Médicis, à Rome, lorsqu’elle y était pensionnaire. Le film, poétique et sensible, suit la vie de son enfant, Marguerite, emportée à l’âge de six ans par la mucoviscidose. L’un de ses derniers films, L’Abeille de Déméter (2014), est une comédie musicale antique alliant dessin, peinture et chant avec les habitants de la Cité de l’Abeille à La Ciotat, rencontrés lors de sa résidence dans le cadre des Quartiers Créatifs de Marseille-Provence 2013.

La collection

Raphaëlle Paupert-Borne

Les chiens et le basset

2006

La collection

Raphaëlle Paupert-Borne

L’amour

2005

La collection

Raphaëlle Paupert-Borne

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imprimé le 09 décembre 2019 [11:37] depuis l'adresse IP : 3.94.129.211
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