Jean-Claude Guillaumon

Né en 1943 à Lyon
Vit et travaille à Genas (France)

Jean-Claude Guillaumon est un artiste autodidacte qui s’est impliqué dans la vie artistique lyonnaise dès les années 1960. L’émergence des nouvelles formes d’art liées aux secondes avant-gardes est encore très centralisée à l’époque et ces artistes, engagés en région, font figure de pionniers.
Il décide d’abord d’être peintre avant de découvrir le happening et l’art environnemental à la Biennale de Venise de 1964 où les Pop artistes américains sont très représentés. Il se tourne alors vers la branche française du courant Fluxus incarné à l’époque par Robert Filliou à Paris et Ben pour le Sud de la France. Privilégiant le happening et toutes les formes d’art éphémère plébiscitées par des courants de pensée opposés frontalement à la société de consommation, il reprend à son compte la fameuse maxime « L’art c’est la vie ». Avec un groupe d’amis, il organise ainsi de nombreux happenings à Lyon à la fin des années 1960 dont l’un des premiers fit scandale. Une pancarte indiquant « Ici à eu lieu un déjeuner sur l’herbe », accompagnait les restes d’un repas entre amis présentés sur un tapis vert. 
Au début des années 1970, toujours en quête de nouveauté, Guillaumon s’éloigne de la forme du happening et du mouvement Fluxus dont les discours et les méthodes sont déjà bien établis. Il réalise alors ses premiers clichés photographiques en noir et blanc où il met en scène son propre corps dans des situations souvent burlesques. Il s’intéresse à la figure de l’artiste, à son rôle supposé dans la société, à sa représentation. Toujours avec beaucoup d’ironie et de distance critique, il singe les attitudes d’un artiste qui ferait le maximum pour apparaître, comme en témoigne l’œuvre L’Artiste faisant la roue datée de 1976, où il se représente nu faisant la roue comme un paon.
Au début des années 1980, sa méthode est établie. Il poursuit la photographie de son propre corps mis en scène dans des compositions qui se réfèrent tour à tour à l’histoire de la peinture, à l’aspect psychique de la personne humaine ou à des questions existentielles de tous ordres. Il multiplie l’apparition de son corps dans le même cliché tout en tenant des postures très théâtrales. Et selon Sylvie Lagnier, ces autoportraits qui n’en sont pas, « mettent en avant une gestuelle qui suspend la logique narrative » ainsi : « L'exhibition, le geste ostentatoire découle d'une nécessité, celle d'inventer un alibi pour exorciser la mort1».

The collection

Jean-Claude Guillaumon

Ill (Hommage à Bacon)

1977

The collection

Jean-Claude Guillaumon

L’Artiste et sa femme

1976

The collection

Jean-Claude Guillaumon

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